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Optique

Les verres : un choix à faire

Quel verre pour quelle correction ?

  • La myopie se corrige à l’aide d’un verre concave. Ce verre est plus épais au bord qu’au centre. Plus la myopie est forte, plus le verre est épais au bord. La puissance de ce verre est négative.
  • L’hypermétropie se corrige à l’aide d’un verre convexe. Ce verre est plus épais au centre qu’au bord. Plus l’hypermétropie est forte, plus le verre est épais au centre. La puissance de ce verre est positive.
  • L’astigmatisme se corrige à l’aide d’un verre torique. Ce verre, dont les courbures varient selon les méridiens, peut être concave ou convexe selon que l’astigmatisme soit associé à de la myopie ou de l’hypermétropie.
  • Si la vision de loin est parfaite, la presbytie est corrigée par un verre convexe. Mais si elle est associée à un défaut de vision de loin, le verre correcteur dépendra alors de ce défaut.

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Comment choisir le matériau, l’indice, la surface d’un verre ?

Le matériau

Refraction de la lumiereLe verre minéral  (« en verre ») était le verre traditionnel des débuts de l’optique. Il a été depuis largement supplanté par le verre organique (en résine de synthèse).
Le principal attrait de verre minéral est sa très grande résistance à la rayure. En revanche, sa fragilité à la casse  a été la cause de son interdiction pour les enfants.

Le verre organique est presque 2 fois plus léger et offre une protection contre les rayons UV. On peut compenser sa sensibilité aux rayures par un traitement de surface durcisseur.

Le verre en polycarbonate est encore plus résistant aux chocs que le verre organique. Il est préconisé pour les montages à verres percés.

L’indice du verre

C’est la différence entre l’indice de l’air (égal à 1) et l’indice optique du matériau composant un verre qui provoque la déviation de la lumière qui traverse ce verre.
L’indice de réfraction « standard » est égal à 1.5
Les indices peuvent varier de 1.5 à 1.74 en organique et de 1.5  à 1.9 en minéral.
A retenir : plus l’indice du verre choisi est élevé, moins le verre devra être épais pour fournir une puissance égale.

La surface

Les faces du verre sont traditionnellement sphériques. Pour optimiser l’épaisseur et la qualité optique en vision périphérique, on peut utiliser un verre asphérique.

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Pourquoi choisir un traitement de surface, une teinte, d’autres options ?

Voici quelques exemples de « traitements » :

Traitement Caractéristique du produit Bénéfice pour le porteur
Anti rayures Couche de vernis destinée à durcir la surface Le verre est beaucoup moins sensible à la rayure
Anti reflets Traitement de surface qui diminue de 99% l’intensité du reflet naturel du verre. Vision plus contrastée et plus confortable, pas de gêne occasionnée par les reflets des lumières artificielles
Anti statique + hydrophobe + oléophobe
(traitements généralement associés)
Traitement de surface qui diminue considérablement l’accroche de salissures sur le verre. Le nettoyage du verre est facilité, notamment dans le cas de verres anti reflets.
Teinte fixe Coloration du verre. La couleur et l’intensité sont à la convenance du porteur.
Filtres spéciaux destinés à la Basse vision.
Protection contre l’éblouissement, contre les UV.
Verres pour la conduite de nuit.
Traitement des photophobies, de la DMLA
Teinte photochromique Coloration variable en fonction de la quantité d’UV dans l’environnement. La teinte du verre s’adapte rapidement et en toute circonstance.
Pré calibrage Verre fabriqué sur mesure en fonction de la monture choisie. Le verre est plus mince et plus léger que le verre de stock. Sécurisation du montage pour les montures spécifiques.
Amincissement par changement d’indice Le matériau composant le verre est d’un indice plus élevé. Le verre est plus mince et plus léger que le verre d’indice « standard »
Amincissement par asphérisation La courbure du verre  est asphérique. Le verre est plus mince et la vision meilleure en périphérie.

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La correction de la presbytie

La presbytie peut se compenser par plusieurs moyens :

  • Les verres unifocaux (ou « simples verres de près »)
  • Les verres progressifs
  • Les bifocaux et trifocaux
  • Les verres à profondeur de champ

Les verres unifocaux

PresbytieIls sont la solution la plus économique pour bien voir de près.
L’accoutumance est immédiate, le champ de vision de près est total.
En revanche, ces verres troublent la vision de loin lorsqu’on relève les yeux. On est donc obligé de les mettre et les retirer à chaque utilisation de la vision de près.
Si l’on a un défaut de loin, il faut donc 2 paires de lunettes.

La lunette « demi lune » offre la possibilité de dégager la vision de loin et de conserver ainsi en permanence les lunettes sur le nez.
Mais elle n’est envisageable que si la vision de loin est parfaite.

Les verres progressifs

Inventés par le groupe Français ESSILOR, ce sont des verres dont la puissance varie progressivement :
La partie supérieure est destinée à la vision de loin. Lorsqu’on abaisse le regard, les yeux balayent successivement une zone de vision intermédiaire puis la zone de vision de près.

Les verres progressifs, après une période d’accoutumance, offrent une vision nette et continue à toute distance. Ils sont la solution la plus moderne, esthétique et de haute technicité.
Une seule paire de lunettes suffit donc pour voir de près, de loin et à mi- distance. Ils conviennent également aux personnes ayant une bonne vision de loin.

Les bifocaux et trifocaux

Les verres bifocaux, également appelés « double foyers », consistent en la juxtaposition de 2 zones (loin et près) séparées par une ligne (le segment).
Ce sont les ancêtres des verres progressifs.
Ils sont d’une accoutumance assez facile et peuvent être une alternative aux progressifs pour des motifs économiques ou d’intolérance à ces derniers.

Mais l’absence de vison intermédiaire et la légère inesthétique du segment ont contribués à l’essor du progressif.

Les verres trifocaux sont construits sur le même principe que les bifocaux. Ils offrent 3 zones (loin, mi-distance et près) et sont plutôt destinés à compenser des presbyties plus fortes que les bifocaux.

Les verres à profondeur de champ

Les verres « à profondeur de champ » ou « verres de proximité » ne sont pas véritablement des verres progressifs mais ils ont avec eux le point commun d’offrir une variation progressive de leur puissance.
La moitié supérieure du verre offre une large vision intermédiaire et la moitié inférieure une grande vision de près.
Ils présentent la meilleure solution pour une utilisation bureautique où le regard va du clavier à l'écran de l'ordinateur.

Attention : la qualité des verres, notamment progressifs, est très variable d’un fabriquant à un autre.

Pour la santé de vos yeux, Les Opticiens Mutualistes travaillent en partenariat avec le groupe français ESSILOR-BBGR, leader mondial du verre ophtalmique.

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